Les Musiciens du Régent

Motets à voix égales : Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), André Campra (1660-1744), Jean-Baptiste Morin (1677-1745)
Pièces instrumentales : Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), Michele Mascitti (1664-1760), Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)

Avec les Pages du CMBV (direction : Olivier Schneebeli)

(9 musiciens)

On est frappé par l’effervescence artistique, l’émulation entre des compositeurs qui, à l’orée du XVIIIe siècle, vont rivaliser d’inventivité, pour beaucoup encouragés et placés sous la protection du Régent Philippe d’Orléans – lui-même compositeur et peintre.

Cette période charnière cristallise à Versailles des querelles passionnées et souvent virulentes entre partisans du style français et défenseurs de la musique italienne (alors même que les deux influences sont souvent notables dans une même œuvre), et entre deux familles d’instruments : la famille des violes et celle des violons, suscitant même l’écriture de pamphlets hauts en couleurs.

Tandis que le vieux Roi, sous l’influence de Madame de Maintenon, se désintéresse de plus en plus des spectacles d’opéras et des manifestations mondaines de la musique, le Palais-Royal, à Paris, devient le centre de la création artistique. Grâce à la passion généreuse du futur Régent, tous les représentants du renouveau musical dans notre pays y font entendre leurs œuvres.

L’essor du petit motet, né dès le début du XVIIe siècle, doit beaucoup aux musiciens protégés par Philippe d’Orléans : jusqu’à la fin du grand siècle, Charpentier développe déjà un style à la croisée des influences italiennes et françaises.

Ces courtes pièces pour ensemble de chambre et chœur, d’une diffusion plus facile que le genre du grand motet pour chœur, solistes et orchestre, permettaient cependant aux compositeurs d’explorer une écriture dramatique intense. Le texte des psaumes est ainsi porté par une rhétorique puissamment expressive à chaque moment liturgique de l’année.

Des musiciens comme Campra ou Morin soutenus par Philippe d’Orléans, futur Régent, contribuent en ce début de XVIIIe siècle à lui conférer ses titres de noblesse.

C’est cette atmosphère de création et d’ébullition que nous souhaitons retrouver et partager.

Sinfonia No. 3 in C Major, Wq. 182/3 Allegro assai - Carl Philipp Emanuel Bach 2
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  1. Sinfonia No. 3 in C Major, Wq. 182/3 Allegro assai - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  2. Harpsichord Concerto in D Minor, Wq. 17 Allegro - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  3. Harpsichord Concerto in D Minor, Wq. 17 Un poco adagio - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  4. Piccolo Cello Sonata in D Major, Wq. 137 Allegro di molto - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  5. Sinfonia in E Minor, Wq. 178 Allegro assai - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  6. Cello Concerto in B-Flat Major, Wq. 171 Allegro assai - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  7. Cello Concerto in B-Flat Major, Wq. 171 Adagio - Carl Philipp Emanuel Bach 2