xs-madsongs

musique-avec-choeur

Musique vocale et sacrée

Mad Songs

Mad Songs
De Eccles à Purcell (Grounds de Purcell, Masks anonymes de l’Angleterre du XVIIème siècle)

Avec Xavier Sabata
(4 musiciens)

Des tunes populaires aux masques instrumentaux anonymes de l’époque élisabéthaine, des grounds instrumentaux hypnotiques au genre très prisé des Mad Songs, le XVIIème siècle anglais explore volontiers et met en scène le délire hallucinatoire de fous égarés. La figure shakespearienne du Roi Lear inspirée par le personnage historique de Tom Bedlam,  tout comme la folie d’Ophélie sont autant d’archétypes qui nourrissent l’inconscient collectif anglais. Cet engouement pour les personnages fantasques, fous ou doux rêveurs traverse également toute l’Europe.

Avec Henry Purcell et John Eccles, nous partirons plus précisément sur les traces de deux personnages, devenus caracters et inspirateurs de l’inconscient collectif anglais : Tom et sa jeune soeur Bess of Bedlam, internée à l’asile Bethlem Royal Hospital, premier hôpital dédié aux maladies mentales dès le XVIème siècle.

Si l’amour fou et la maladie d’amour n’ont cessé de fasciner le public du XVIIème siècle, l’on trouve également de nombreuses pièces de théâtre et musique mettant en scène les états d’âme des victimes de passions brulantes qui les mènent jusqu’aux confins de la folie. Ces excès de folie délirante mis en musique avec une totale liberté et une éloquence troublante font aussi place chez certains personnages à la Mélancolie. Nait alors une sorte de réflexion sur le monde, une divagation de l’esprit, une plongée dans les ombres errantes, les pensées parfois morbides et solitaires. Ces pensées morbides, cette contemplation mélancolique et solitaire nous guident alors pour un voyage au pays des ombres errantes.

02 mai 2017 : Auditori – Barcelone, Espagne

Bach : Cantates & Motets

Avec Sandrine Piau, soprano : cantates BWV 199, du mariage, et airs avec violoncelle piccolo BWV 68, 6, 153
Avec Emiliano Gonzalez Toro, ténor : cantates 54 et 55, airs BWV 175, 83, 41
Avec Christophe Dumaux, alto : cantate 170, airs BWV 83, extraits de la Saint-Jean
Avec deux solistes : Tilge, Höchster, meine Sünden, BWV 1083 (d’après G-B Pergolesi, Stabat Mater)

8 à 12 musiciens

Après avoir remporté un vif succès depuis 2008 lors de concerts consacrés aux cantates de Bach, notamment avec Carlos Mena et Dietrich Henschel, Pulcinella a décidé de poursuivre son exploration de l’œuvre du Cantor et de réaliser un nouveau programme autour des cantates avec violoncelle piccolo.

C’est en 1745 que Jean-Sébastien Bach décide de publier une version en allemand du Stabat Mater de Pergolese, inspirée du psaume 51. Cette partition géniale, dernière oeuvre du jeune napolitain, composée deux mois avant sa mort alors qu’il n’a que 36 ans, devient vite célèbre à travers l’Europe. Dans sa parodie Bach enrichit la texture de l’orchestre à 4 parties, en réalisant une partie d’alto indépendante.

Voici ce qu’écrit Gilles Cantagrel dans le livret du disque Bach Arias paru en 2013 : « Bach a vécu l’heureux moment où les nouveaux instruments coexistaient avec les anciens. Parmi ceux-ci, le violoncelle piccolo connut une éphémère notoriété au début du 18e siècle. On pense qu’il s’agissait d’un instrument plus petit que le violoncelle courant, doté d’une cinquième corde dans l’aigu, permettant des mouvements rapides dans le registre élevé, avec légèreté et délicatesse de son. Quoi qu’il en soit, le musicien en mentionne expressément l’usage dans neuf de ses cantates connues, où l’instrument fait valoir un timbre chaleureux et délicat à la fois, propre à l’expression de l’indulgence ou de la tendresse confiante, celle, par exemple, du chrétien pour le bon berger. »

Les concerts :
12 avril 2017 : Cycle Lauréat des Victoires de la musique – Cathédrale des Invalides – Paris
12 novembre 2016 : Les Musicales du Causse – Gramat

Programmes

Haendel : Il delirio amoroso

Haendel : Il delirio amoroso
Cantate il delirio amoroso HWV 99, airs d’opéras, la Follia de Geminiani

Avec 1 soliste
(10 musiciens)

Ecrite en 1707 sur un livret du cardinal Pamphili, poète et mécène créateur du cercle des Arcadiens, cette cantate en forme d’opera seria raconte les amours de Tirsis et Cloris. Le jeune Handel y déploie une écriture vocale et instrumentale virtuose et confie des rôles solistiques au violon, au hautbois, à la flûte ou au violoncelle. Les aventures de ces deux bergers permettent de mettre en scène  l’antiquité. A travers un thème cher aux Arcadiens, cette cantate reproduit les aventures de deux bergers et revisite le mythe d’Orphée aux enfers. Mais cette fois-ci c’est la bergère Clori qui y descend pour rejoindre son aimé Tirsi. L’ingrat la rejette une nouvelle fois avant quelle ne l’arrache malgré lui des rives du Styx.

A la folie amoureuse de Clori répondra la Follia instrumentale de Geminiani, inspirée par l’arcadien Corelli.

Haendel : Héroïnes outragées

Haendel : Héroïnes outragées
Cantates La Lucrezia HWV 145, Armida abbandonnata HWV 105
Pièces instrumentales de Geminiani, Handel, Vivaldi

Avec Blandine Staskiewicz
(4 musiciens)

Economie de moyens, efficacité absolue d’une écriture qui restitue à merveille le désarroi, la douleur, la fureur qui s’empare de nos deux héroïnes outragées. 
Lucrèce, violée et déshonorée, seule, qui finalement se précipite aux enfers pour accomplir sa vengeance, et Armide la magicienne qui malgré ses pouvoirs ne parvient pas à retenir Rinaldo dans ses fers. Bach lui-même réalisera une copie de cette partition qu’il admire.

Tous les mouvements passionnels s’expriment dans ces deux opéras de chambre en un condensé de dramaturgie baroque, inspiré par une cantatrice dont le jeune Handel est amoureux.

7 décembre 2016 : Salle Cortot – Paris

Haydn : Entre ombres et lumières

Haydn – Entre Ombres et Lumières
Les 7 dernières paroles du Christ en Croix & Concerto pour violoncelle en do majeur

Diffusion en cours
Avec un récitant (version enrichie d’extraits des quatre Evangiles)
(11 cordes)

Haydn est notre guide pour cette exploration de l’esthétique classique et de la philosophie des Lumières.

Construit comme un parcours initiatique, le programme commence sous les mille feux du concerto en do majeur de Haydn composé en 1762, d’une ébouriffante virtuosité pour le violoncelle soliste.

Puis, place au récit des 7 dernières paroles du Christ. Écrite en 1786 et mainte fois remaniée, la version originelle jouée ici par l’orchestre à cordes incarne cette plongée vertigineuse et exigeante dans les Ténèbres du Calvaire jusqu’au Tremblement de terre final.

Sinfonia No. 3 in C Major, Wq. 182/3 Allegro assai - Carl Philipp Emanuel Bach 2
icon-downloadicon-download
  1. Sinfonia No. 3 in C Major, Wq. 182/3 Allegro assai - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  2. Harpsichord Concerto in D Minor, Wq. 17 Allegro - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  3. Harpsichord Concerto in D Minor, Wq. 17 Un poco adagio - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  4. Piccolo Cello Sonata in D Major, Wq. 137 Allegro di molto - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  5. Sinfonia in E Minor, Wq. 178 Allegro assai - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  6. Cello Concerto in B-Flat Major, Wq. 171 Allegro assai - Carl Philipp Emanuel Bach 2
  7. Cello Concerto in B-Flat Major, Wq. 171 Adagio - Carl Philipp Emanuel Bach 2